07-09-2015

 

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Du Gaucho au Tanguero....

De l'Argentine à Marseille en deux pas ....

 

Le Gaucho, héros incontesté de ces vastes étendues, est un nomade à cheval, insoumis, rebelle, cruel mais capable d’un lyrisme. Quand l’industrialisation viendra le mettre au chômage, on oubliera l’homme d’honneur, le cavalier libre et noble pour en faire un fugitif et un rebelle. Abandonné après avoir été utilisé, il ira rejoindre à la ville une autre victime, d’un autre drame le Porteño, habitant du port de Buenos-Aires.

 

Ces deux laissés-pour-compte de l’histoire de l’Argentine ne sont pas frères mais pourtant ils se ressemblent ! Ils nous racontent une histoire d’abandon, de perdition, de fierté, d’amour. Une histoire de solitude, d’attente, d’espoir idéalisé. Une histoire qui fait écho en nous car elle  porte  l’universalité des douleurs, des espoirs, des rages ! Bien qu’ils aient une manière différente d’appréhender le monde, ils se retrouvent à la ville pour apprendre l’un de l’autre et accomplir leur destin dans un monde en transformation !

Fabuleuse aventure humaine, faite de poésie, musique et sentiments, le Folklore longtemps sous-estimé par les  intellectuels a donné au pays un patrimoine artistique que les argentins eux-mêmes ont mis du temps à appréhender mais qu’ils sont entrain de réhabiliter ! Danse populaire, le Tango argentin est un mythe universel dont les expressions de la culture du tango se sont répandues à travers le monde bien avant qu'il soit inscrit en 2009 au patrimoine immatériel de l'Unesco !

C’est ce travail de réflexion sur cet esprit, cette  âme errante, créole, bohème qui met en exergue les similitudes, les différences et les complémentarités de ces deux arts populaires argentins que l’Academia Del tango Argentin, à travers son  projet "Conservatoire Populaire", aime à transmettre.

La collaboration avec les rencontres cinématographiques latino-américaines (ASPAD) et littéraires (ADAAL) permet un enrichissement incontestable et ouvre une plus grande perspective de travail aux danseurs en ne limitant pas à la seule ville de Buenos-Aires.

 

« Ne venez pas juger ma terre avec des yeux d’étranger car ce n’est pas comme ça en à l’air sinon comme je le ressens »
José Hernandez (poésie gaucha)

 

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