20-07-2010

AQUILMIA DEL TANGO (Spectacle juin 2009)

Un extrait du spectacle "Alquimia del tango" créé au Dakiling Théâtre en juin 2009

(mise en scène Marion Ouazana)


Academia del tango Argentina "Alquimia del tango" juin 2009
envoyé par tsvvi

Ce spectacle situé entre tango, folklore et  textes  réunissait  des danseurs de l'AKDmia et des professionnels.
Mon projet pour  2010 et le futur est de créer sur scène des rencontres entre musiciens, chanteurs, danseurs et comédiens autour des 4 univers qui m'ont toujours accompagnée à savoir, le Jazz, le Flamenco, le Tango et plus récemment le Folklore argentin !

Nous avons besoin d'un groupe solide dans le temps, désireux de se former et de participer à la création de cette impulsion  !

Ce groupe inhérent à l'AKDmia sera amené à faire des  prestations, des spectacles mais aussi à former des danseurs créant un  échange artistique propice à la création. Il aura envie d'être sur scène et de représenter l'AKDmia sur Marseille et ses alentours, ouvrant  un espace semi-professionnel pour ceux qui ont envie de faire émerger l'AKDmia de manière transversale dans ces 4 dimensions

Si vous avez un bagage dans ces arts  et que vous voulez apprendre le tango,  venez nous rencontrer !

Marion Ouazana

Directrice artistique de l'Academia del tango argentino

06 76 85 04 21

D'autres extraits du spectacle avec musiques originales

http://www.dailymotion.com/relevance/search/academia+del+tango+argentino


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17-08-2013

QU'EST-CE QU'UN MILONGUERO ?

 

par Cacho Dante

 

Un soir, à la nuit tombante, dans un café d'Amsterdam, entouré d'amis, on me demande de décrire ce qu'est un milonguero. Pour moi, cela est très difficile à expliquer : une chose est de le sentir, une autre, très différente, est de pouvoir l'expliquer avec des mots clairs.

Le milonguero est un esclave de la musique, de la mesure et de l'espace. Quand il danse, la musique envahit son corps et cela se traduit dans ses pas et ses mouvements. Il ne perd aucune mesure. Cette union avec la musique, c'est ce qui produit la sensation que les corps se parlent.

Il danse au ras du sol. La gestion de l'espace est essentielle, il suit le sens de la ronde, contrôle ses pas, ses tours ; il marche toujours vers l'avant, il ne dépasse pas les autres couples, veille à ne pas croiser leur trajectoire. Il danse dans l'espace qu'on lui laisse. Il danse pour lui et sa partenaire, non pour la galerie. Il ne s'exhibe pas. Il se remarque par la subtilité de sa gestion de l'espace, son sens du rythme et l'émotion qu'il transmet. Le plaisir qu'il ressent en lui, il le transmet au corps de la femme. Elle, de son côté, suit l'homme, généralement les yeux fermés. Elle se colle à lui et le suit comme si elle était son parfum dans cet heureux voyage.

Le milonguero est inspiré par l'orchestre, le thème et la femme. Il peut danser la joie, l'amour, la colère. Un milonguero ne danse pas : il interprète. Avant de commencer à danser, il écoute la musique, enlace la femme, ressent sa respiration, le battement de son cœur et alors seulement, il exécute son premier pas.

Heureusement, chacun danse de façon différente. Sa personnalité, son style et sa cadence sont uniques. Il ne danse pas beaucoup et est exigeant quant au choix de la musique et de la partenaire. Avec une ou deux tendas(1) bien menées, la soirée est remplie. Il invite uniquement par signe de tête ou par le regard.

Quant aux milongueras, il en existe beaucoup de très bonnes. Elles n'ont pas d'âge. Leur posture, l'enchantement de leurs pas, la subtilité de leurs mouvements constitue l'inspiration de l'homme qui se distingue à travers elles.

La danse et son apprentissage doivent être un plaisir et non une obligation, une compétition ou un travail alors que notre vie en est suffisamment encombrée. Notre responsabilité d'enseignants est de ne pas humilier nos élèves par la démonstration de nos connaissances et de notre habileté, mais de les transmettre avec simplicité, sans délire technique ou philosophique.

Les milongueros ne sont sortis d'aucun laboratoire ou temple transcendantal, ils ont appris entre eux, en regardant ceux qui savaient et en pratiquant. C'est pourquoi dire qui est le premier ou le meilleur n'a aucun sens. Chacun a appris de tous et adapte la danse à sa personnalité.

Le tango, comme les émotions, n'a jamais eu de maître et n'en aura jamais. Pour éviter la frustration, l'enseignement doit être le plus rapide possible, permettant aux élèves de danser avec trois ou quatre pas, en ayant appris à gérer l'espace et le rythme pour qu'ils puissent construire leur propre danse et transmettre leurs émotions, sans leur vendre un échantillonnage interminable qu'il n'arriveront pas à retenir et encore moins à utiliser.

Mais une chose est de bien danser, une autre chose est d'enseigner. Nous devons tenir compte de la quantité de nos élèves, ce qui est important économiquement, mais aussi faire un examen de conscience et estimer honnêtement combien de nos élèves dansent effectivement dans les salons. Soyons sincères quand nous prétendons que ce nombre augmente. Parfois j'entends dire que le tango milonguero va s'achever avec le dernier milonguero, mais on oublie de dire que ce dernier milonguero a 17 ans et qu'il a déjà commencé à enseigner.

Je remercie les élèves pour la confiance qu'ils ont placée en moi, leurs professeurs pour leur passion dans la divulgation du tango. Grâce à eux, je ne me suis senti étranger dans aucun lieu, bien que je ne connaisse ni la langue ni les coutumes des autres pays. Les petits coins de tango que j'ai trouvés dans les pays que j'ai parcourus me donnent l'impression d'être comme chez moi. En dansant le tango, jamais tu ne te sentiras seul.

(1) Série de 3 ou 4 tangos (ou milongas ou valses) séparées entre elles par une cortina (court entracte).
Propos recueilli à Amsterdam Par Isabel Gonzalez. Paru dans Tangoneon n°17, Madrid. Traduction de Henri Vidiella.

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CARLOS GAVITO

 

...entre paso y paso...

Mystérieux, passionnés, intemporels.
L'âme et l'esprit du tango révélés dans une réalité en suspens… entre un pas et le prochain.

Article du Farolito - Octobre 2003

L’HISTOIRE

- As-tu un principe directeur en tango ?

Je suis loin d'être un traditionaliste, en particulier en ce qui concerne le tango. Enfant,j'ai appris certaines choses sur le tango qui meservent encore (je ne les ai pas apprises en
cours car je n'en ai jamais pris). On m'a enseigné à respecter le tango comme un patrimoine national. Quand je viens à Paris et que je danse - est-ce que je danse un tango argentin ou français ? La musique qui est
jouée vient d'Argentine.

- Tu danses depuis longtemps…

S'il te plaît, souviens-toi que j'ai 72 ans. Je suis plus âgé et je suis donc passé par des choses que les jeunes de vingt ans ne connaissent pas encore. Certains pensent que je n'ai jamais vu l'Europe. Ils ne peuvent pas être plus loin de la vérité. J'ai amené le tango à Paris en 1974. La Tour Eiffel n'avait probablement pas connu de danseurs professionnels depuis les années 20.

- Enfant, tu as étudié la musique ?

J'adore la musique classique. Mes frères aînés étaient d'excellents musiciens - pianiste et violoniste. Mais moi j'avais décidé d'apprendre le bandonéon, l'instrument de mon barrio, celui de la musique qui remplissait nos rues. J'ai étudié pendant cinq ans. Vers 12 ans, j'ai laissé tomber, en disant à ma mère que je jouais mais que je n'avais jamais l'occasion de danser. Elle m'a beaucoup soutenu. Et depuis, je n'ai fait que danser.

- Comment était-ce de danser dans ta jeunesse ?

Nous dansions aux coins des rues, dans les bars, les clubs, les patios. Je fréquentais des endroits rock & roll où les jeunes et les jolies filles se rendaient. Pendant mon adolescence, c'était problématique de danser le tango. Mes partenaires les plus jeunes avaient 30 ou 40 ans. Mais quelle éducation ! Ma première partenaire était strip-teaseuse dans un cabaret. Elle m'a entraîné dans le sud pour danser. J'avais 17 ans.

- Une expérience mémorable en tant que jeune professeur ?

En Colombie, 1978. Il y avait un programme télé à Bogota qui s'appelait Apprenez àdanser le tango avec Maestro Gavito. Sans blague ! Pendant trois mois, j'ai eu plus d'une centaine d'élèves à la télé. C'était quelque chose. Enfin, après j'ai fait le tour du monde plus d'une dizaine de fois grâce au tango.

- Et ton expérience avec Piazzolla ?

J'ai dansé Piazzolla dans le show Forever Tango pendant 17 ans. J'ai également dansé pour lui personnellement à Buenos Aires en 1977. Nous avons passé six mois ensemble. Un jour il m'a demandé lequel parmi ses thèmes j'aimais danser.
- "J'aime quand tu joues Triumfal parce que c'est encore un tango, du même style de ce
que tu faisais avec Troilo”.
- “Et les autres thèmes ne sont pas du tango à ton avis ?”
- “Avec tout mon respect, Maestro, non. J'aime surtout Triumfal pour le sentiment qu'il dégage et son thème portègne".
Toute sa vie, il a dit de lui la même chose - Piazzolla interprète Piazzolla, il ne joue pas du tango. Il interprétait la musique de Buenos Aires à sa façon. Pour comprendre et apprécier tous ses concepts musicaux, il faut être musicien. Lorsqu'il s'éloigne trop de ses sources, il y a un moment où le tango cesse d'être le tango auquel nous sommes traditionnellement habitués. Le tango que nous chantons et dansons est plus près de la simplicité des gens et de la ville.

- Y a-t-il quelque chose dans l'histoire du tango que tu trouves particulièrement sensé ?

Je danse surtout la musique des années 40. Parce que je danse ce que je ressens depuis l'enfance, pas le tango de mes parents ou de mes grands-parents. Je n'ai pas vécu ces années-là. Ma propre vie a commencé dans les années 40. Tu sais, l'histoire du tango a déjà été écrite et racontée. Au début, le tango était joyeux
et frivole - le tango-milonga. Puis un autre message est arrivé. L'Argentine a accueilli les immigrés de la Guerre de 1914, de la Révolution espagnole et d'autres événements. Ceux qui sont arrivés avaient souffert de grandes tragédies. Ils avaient perdu leur maison et leur pays, leurs enfants et leur famille. Ils n'avaient rien d'autre qu'un sac sur le dos, une mie de pain et un oignon à l'intérieur. Ils sont venus dans mon pays comme
musiciens, danseurs, ou autres. Le caractère du tango a alors énormément changé. Les paroles et la poésie aussi. Un changement complet d'intensité et d'intention. En particulier d'intensité. Les thèmes que je danse portent en eux une très forte charge émotionnelle. De fait le tango que je danse est triste. Je ne danse plus El Porteñito et le sens ne se prête plus à des ganchos ni à des figures ouvertes. La musique raconte sa propre histoire. Quand je danse Patacha, je suis un homme qui danse avec force, un macho. Avec Gallo Ciego, je deviens, comme son nom l'implique, un coq et ma partenaire une poule. Je danse avec
l'intention de lui faire l'amour.

L’ART D’ENSEIGNER

- Que peut-on dire du titre ‘maestro’ ?

C'est une histoire très curieuse. J'étais en visite dans une ville et je vois "Master Class" au programme. J'ai pensé qu'il devait y avoir une erreur : le nom du professeur était celui d'un élève qui avait commencé à apprendre le tango en tant que débutant avec moi seulement un an auparavant. J'ai pris mon sac, changé mes chaussures, payé le cours et je suis resté assis à attendre le début du cours. Le professeur a cru qu'il s'agissait d'une blague. Mais ce n'en n'était pas une, j'étais là pour prendre le cours de tango en tant que
maître. Ridicule ! On ne peut rien faire contre une personne qui décide de s'auto proclamer maître de
tango, c'est une de ces petites choses inévitables de la vie. Il y a un dicton argentin : La culpa no es del chancho sino la del que le da de comer. "Ce n'est pas de la faute du cochon, sinon de celui qui lui donne à manger". Qui plus est, on devrait grandir en fonction de son propre mérite, en travaillant dur et avec constance, pas en abaissant les autres ni en copiant les styles. Les élèves se font avoir jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que ce qu'on leur enseigne n'est pas la manière de danser. On leur apprend en commençant par les pas : des pieds vers le haut du corps. Or, l'apprentissage du tango commence avec la tête, remplit le
coeur, s'infiltre en lui et ensuite meut les jambes. Si tu commences par bouger d'abord les jambes, ça ne montera jamais à la tête. C'est comme essayer de faire couler de l'eau de bas en haut. Elle ne coulera pas !
Je recommanderais volontiers à ceux qui pensent danser le tango d'économiser leur argent et l'été prochain d'aller, plutôt qu'à la plage, à Buenos Aires pour visiter les milongas et voir comment les gens y dansent. Ils verront que bien des choses qu'ils ont apprises sont inutiles et infaisables et ils en découvriront davantage sur le tango. Il y a des personnes moins influencées par les studios de danse, qui comprennent mieux le
tango et qui peuvent transmettre cette connaissance. Elles valent la peine d'être découvertes.

- … sur l'irrévérence envers le tango

Tout le monde dit que le tango est un sentiment qui se danse, une sensation, mais est-ce que c'est ainsi que tout le monde le danse ? Créer quelque chose en accord avec le plus extravagant des morceaux de Piazzolla et rechercher différentes formes d'expression est fantastique. Les gens dansent le style et la musique qu'ils souhaitent et ça c'est superbe.
Mais le tango n'est pas de la gymnastique et il serait inapproprié de faire des sauts sur Di Sarli. S'il vous plaît, laissez-les années 40 en paix! Je suis né dans les années 40 et c'est offensant. Comme si j'étais un collègue qui entre chez toi pendant que tu n'y es pas, se sert dans le frigo, etc… et quand tu rentres, il n'y a pas même un petit mot. C'est blessant. C'est une honte de se mouvoir sur une musique avec un concept erroné.

- … sur le terme ‘milonguero’

Milonguero était un terme offensant ; la première des insultes utilisée par une mère dont l'enfant ne voulait pas étudier ou travailler et préférait aller aux milongas soir après soir. Généralement, il était suivi par le terme attorante - milonguero marginal. C'est un personnage, pas un style de danse. Aujourd'hui, le sens de ces mots a changé. Il y a beaucoup de gens, je ne citerai pas de noms, qui dansent bien et s'appellent
milongueros, mais sont loin d'en être. La danse est une chose et la personne une autre.
Milonguero c'est un nom que l'on te donne, pas un nom que tu t'attribues.

- … sur le public

Je n'ai pas d'intérêt à être une star. Le tango représente plus pour moi que pour les spectateurs. Sur les 500 personnes du public, je danse pour les 20 qui comprennent. Les autres 480 applaudissent n'importe quel mouvement de jambe et n'importe quel saut. Travailler avec eux m'intéresse moins. Ils ont besoin de mûrir avant que l'on puisse parler avec une entente réciproque, au-delà des critiques et des labels " bons " ou "
mauvais ". Pour venir étudier avec moi, ils ont besoin de comprendre déjà le concept du rapprochement, de l'étreinte. Avec honnêteté.

- … sur l'enseignement

Il y a beaucoup de couples que j'admire pour leur danse. Ce n'est pas une question de style ou d'âge. Il y en a bien une vingtaine que je voudrais citer. Veuillez m'excuser de ne pas le faire. Je suis de près ceux qui cherchent à atteindre un point culminant dans leur enseignement. Culminant dans le sens qu'ils se définissent de manière à ce que le mot tango soit dit sans être prononcé. Certains devraient s'attacher à inspirer davantage plutôt qu'à rechercher les applaudissements. Pendant nos tournées, nous, les profs,
n'avons que quelques jours pour visiter une ville. Il est irréaliste d'espérer transmettre un style complet. Mais nous pouvons inspirer les gens pour qu'ils cherchent sur la bonne route.

- … sur la vérité

J'essaie d'être honnête dans ce que je fais et dans ce que je dis. Je ne prétends jamais détenir la vérité parce que personne ne la détient. Personne. Le tango est très personnel, très individuel. Le tango est une part de notre vie. Et jours après jours en grandissant, en vivant de plus en plus notre vie personnelle, on vit de mieux en mieux notre tango. Et en vivant notre tango, nous vivons notre vie.

 

DANSE ET MUSIQUE

- … la magie du sentiment

Il y a des moments où ce que tu as partagé avec ta partenaire était tellement beau que tu sens qu'il ne vaut mieux pas continuer à danser. "Je ne veux pas connaître votre nom ou vous inviter à boire un café. Je veux juste le sentiment. C'est assez et j'en suis reconnaissant". C'est comme si, chacun venant de son monde, après avoir traversé la planète, nous nous étions rencontrés, touchés puis nous étions retournés à nos
occupations. La réalité est suspendue, elle est sans conséquence. Ça c'est un don.
Précieux et rare.

- … entre un pas et un autre

L'autre jour, j'ai vu une performance dans une milonga. J'étais avec des amis milongueros dans mon pays et ils m'ont demandé "Qu'en penses-tu ? Plutôt bons danseurs ?". "Hé bien", ai-je répondu, "nous devrions leur faire prendre un bain de barrio pour rendre leur tango un peu plus farouche". Le tango clinique est bon pour le Théâtre Colon et le ballet classique. Le tango des milongas et de la rue est plus graveleux. La technique est nécessaire mais elle n'a pas besoin d'être parfaite pour être belle. Si je peux suggérer un thème pour notre conversation, ce serait : el Tango es entre paso y paso. Le tango est entre un pas et le prochain.
Les pas ne sont pas le tango, les pas sont la mémoire et la chorégraphie. Le tango ne peut jamais être dans les choses qui sont dites. Il est improvisation. Les pas appris à l'école de danse ne sont pas de l'improvisation, ils sont de la chorégraphie. De courtes chorégraphies. Ensuite seulement, tu apprends à connecter une figure à l'autre. Mais il y a toujours quelque chose qui manque: le tango. Il n'y a pas de pas.
Les fondamentaux
Ce que je dis à ceux qui veulent danser le tango c'est de danser chaque jour un tango sans figure, c'est-à-dire en n'utilisant que la structure basique du tango. Il y a six bases pour la femme.
En premier, un bon huit arrière.
En deuxième, un huit avant.
En troisième, un bon pivot.
Quatrièmement, un joli petit boleo, soit un changement de direction, pas un coup de pied
en l'air.
Cinquièmement, un beau croisé féminin. Féminin et sensuel.
Sixièmement, bien marcher.
Danser la musique…
Si l'on suit toujours bien le rythme et la mélodie, a-t-on vraiment besoin de la musique ? On peut placer une personne dans un coin du salon avec un tambour - boum, boum, boum - et danser le tango. Ou danser autre chose. Je vois des gens en cours et dans les pratiques qui dansent le tango comme une milonga. Le prof ne dit rien et l'élève ne se rend compte de rien. C'est malheureux. Je crois qu'il est préférable de danser la musique. Appelle-la mélodie ou ce que tu veux.

Quand le tango est chanté, l'orchestre suit la mesure et c'est le chanteur qui porte la voix. La voix est la chanson qui peut être portée par le violon ou le violoncelle ou tout autre instrument. C'est la musique. Le violon… je laisse la femme danser cette partie. Le piano… c'est nous deux, enlacés, marchant dans le parc et se parlant en secret. La basse… c'est moi, marchant dans les ténèbres, un lampadaire chaque cent mètres,
entrant dans la lumière et ressortant dans l'ombre. Mélancolique, triste, seul. Ça c'est le pas et la cadence de l'homme qui danse avec une femme.
Le bandonéon… le plus sacré de tous. Je ne peux pas le suivre parce que c'est un esprit et un esprit ne peut pas être suivi. On entre dans un esprit et on s'ouvre à lui.

RESPECT

- Rencontres-tu beaucoup de critiques ?

J'ai atteint un âge où la vie prend bientôt fin sans égards pour le passé. Je suis heureux d'être moi-même. Aujourd'hui, opinions et critiques n'ont plus le pouvoir de me perturber. J'ai laissé ça derrière. Je ne suis pas non plus un saint patron du tango cherchant l'attention. D'aucuns pourraient dire :
" Maestro, vous n'êtes pas très connu ici ".
" Probablement pas. Depuis combien de temps dansez-vous ? "
" Deux ans "
…Moi je danse depuis 45 ans. Qu'est-ce que je peux dire ? Peut-être certains ne connaissent-ils pas mon nom à cause de leur ignorance, pas parce que je n'existe pas. Quant aux critiques, il y aura toujours des critiques ; si Gardel a eu les siennes, qui suisje pour ne pas en susciter ? Ok, je suis juste une toute petite fourmi comparée à lui. Mais, tu vois, il a continué à chanter de mieux en mieux. Comme moi à danser.
Cela demande des années d'expérience, non ? C'est la quête. De nombreux grands artistes ont expérimenté des choses, faisant beaucoup d'erreurs sur leur chemin. C'est une quête pour la vérité et personne ne
détient la véritable vérité. Cela prend des années, et le temps de l'expérience, de la tranquillité, de la patience, du tact pour ne pas offenser les gens, ne pas les pousser à se surpasser. Il apporte respect et tradition, amour pour ce qu'on est vraiment. Il y a une très grande valeur là-dedans.
Ce qui compte c'est la trajectoire d'une personne et le respect qu'elle mérite indifféremment de mes goûts personnels. Son histoire est importante et c'est malheureux qu'elle soit parfois mise dans le même sac que celle de n'importe quel autre danseur dans un Festival ou un show. Par exemple, Copes est un géant. Sans Copes, le monde n'aurait pas le tango, mon ami ! Il a laissé un héritage. Moi aussi je souhaiterais
laisser un héritage, comme tant d'autres le voudraient. C'est le maximum de ce que l'on peut réaliser en tango. Et cela s'appelle patrimoine national, respect et attitude.

- Un mot des milongas ?

J'aime les milongas. Si on ne me jette pas dehors, j'y reste toute la nuit ! J'ai longtemps vécu ailleurs qu'en Argentine, retournant chez moi seulement quand j'en avais l'opportunité. Pendant longtemps je n'ai pas pu danser le tango de manière régulière (en dehors des shows et des tournées avec ma partenaire) parce qu'il y avait peu de bons clubs.
Je sors tous les soirs, pas seulement les fins de semaine, et je choisis les tangos et les partenaires que j'aime. Je n'ai pas besoin de parler toute la nuit ni de mouiller ma chemise en dansant. En plus, je suis né à une époque où les femmes couvraient leurs mains avant l'étreinte. Bien entendu, cela n'existe plus. De toute manière, je préfère mettre la femme à l'aise. C'est une autre façon de la respecter.

- Et maintenant ?

Il y a des shows et des tournées programmés mais je n'ai pas vraiment de plans. J'aime vivre ma vie, la vie du tango, aller aux milongas avec mes amis, boire mon whisky, regarder les gens danser et s'amuser, les voir progresser jour après jour. Ces gens-là m'intéressent. Ils sont notre communauté de tango. Je les admire et je les apprécie. Je les vois arriver au tango… arriver où ? Il n'y a pas de paramètres, pas de limites.

Interview by ASK

 

Rencontre avec un poète du tango
par Sophie Nobécourt

Le regard vif, brillant, éclairé par une flamme intérieure qui ne s'éteint jamais et qui illumine tout autour de lui, Carlos Gavito est un poète du tango. Ses cours comme ses spectacles sont l'occasion d'un partage. Sentir le parfum de la musique et les vibrations de la partenaire, accueillir en soi le rythme de la mélodie et la présence de l'autre sont les clés essentielles pour écrire ou peindre un tango, pour transformer chaque pas en un
moment qui peut être indéfiniment prolongé dans le temps.
Carlos Gavito veille à transmettre un esprit, à insuffler une inspiration plutôt qu'à enseigner une technique. Tout en finesse et en subtilité, il amène les danseurs à réfléchir à leur pratique, à saisir le sens du tango à travers la relation à l'autre. Généreuse et bienveillante, sa parole témoigne d'une réflexion, d'une philosophie nourrie d'expérience et de passion, de sagesse et d'ardeur. Associée à un travail patient, minutieux, elle
s'apparente à un souffle porteur d'une vérité et d'une exigence. Exprimer un sentiment en interprétant la musique et en explorant les possibilités infinies de l'échange pour danser chaque tango comme un instant unique mais sans cesse renouvelable. Tel est le mystère de cet art vers lequel Carlos Gavito guide les danseurs. Tel est l'absolu vers lequel doit tendre le milonguero.
A la manière d'un artiste, celui-ci créé son oeuvre en puisant la force de l'inspiration à sa source c'est-à-dire dans le sein étroit de l'abrazo, cette étreinte fusionnelle, mère de tous les tangos et âme de chaque tango. Sur scène, dans la vie, Carlos Gavito est milonguero.
Il vit et enseigne comme il danse en faisant don d'une expérience, d'une sensibilité, d'une part de soi.

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MARISA TALAMONI

 
L'importance du dialogue au sein du couple       
29-06-2006
Editeur : La Salida n°49, juin à septembre 2006
Auteur : Fabrice Hatem

Originaire de Rosario, bien connue en France où elle est venue à maintes reprises avec son partenaire Ricardo Calvo, Marisa insiste sur l'importance de la communication au sein du couple.

- Qu'est ce qui fait qu'une personne danse bien ?

Quand elle est en communication avec l'autre ; quand les deux partenaires s'écoutent comme dans un dialogue, qu'ils sont en complicité, en harmonie, qu'ils cherchent ensemble la pulsation. L'élégance, la posture, la qualité de la marche, l'équilibre ont également beaucoup d'importance. Enfin, je suis sensible à un travail très en terre, à un tango qui se projette depuis le sol. Il faut réunir tout cela. On peut être triste ou gai, cela n'a pas d'importance. La beauté est intérieure, elle provient d'une émotion qui se voit et touche les gens. Les attitudes narcissiques provoquent au contraire un sentiment de rejet.

- Quelles sont les principales difficultés ?

Il y a plein de raisons possibles pour ne pas bien danser : blocage émotionnel, stress, etc.  Pour s'améliorer, les danseurs doivent prendre conscience de leur propre corps et utiliser la plus petite quantité possible d'énergie pour réaliser le mouvement. Lorsque l'on arrive à cela, on rentre dans l'harmonie. Et cela transforme également la manière d'être dans la vie courante : les personnes qui se mettent à danser deviennent peu à peu plus communicatives, souples, relâchées, émotives, expressives. Mais c'est quelque chose qui doit être vécu, ressenti, d'une manière personnelle, pas en copiant quelqu'un d'autre.

- Comment les surmonter ?

J'essaye de faire avec mes élèves un travail à la fois sur le physique, l'émotionnel et le relationnel. Il faut d'abord s'autonomiser, débloquer les articulations, prendre conscience de son corps, améliorer la coordination, la dissociation, le contact au sol.

Puis il faut chercher la communication dans le couple, l'harmonie avec l'autre. Le tango se fait à deux, et l'homme doit respecter l'espace d'expression de la femme. Il faut rompre avec les approches individualistes. Bien sur, le guidage doit être clair et précis, sinon les partenaires ne vont jamais se rencontrer. L'homme propose avec beaucoup d'amabilité, des mouvements, une amplitude  et une direction déterminés, mais il ne dit pas comment le faire. Le rôle de la femme est réaliser, et les deux ont rôle actif.

Il faut aussi retrouver le sentiment du jeu, la créativité.  Les exercices d'expression corporelle, le psychodrame, peuvent aider à cela. Les gens attendent souvent qu'on leur montre des figures, mais le tango ce n'est pas cela. L'adorno est personnel, musical, un jeu avec l'autre. C'est un dialogue que l'on même en dansant, une création.

- Quel est le rôle de la sociabilité ?

Nous les argentins, ne dansons pas sur tous les tangos, mais seulement lorsque le thème et l'orchestre nous plaisent. Nous profitons aussi de la nuit, de la conversation, de la musique. Il ne faut pas danser comme des machines, ce n'est pas une gymnastique. Il y a aussi une dimension sociale dans la milonga, qui est de ce fait quelque chose de très différent d'un show.

 

« Comme c'est beau de les voir danser »

En contemplant cette oeuvre magnifique de Julio Vanzo, je perçois le volume du couple enlacé : c'est une représentation tridimensionnelle, embellie par le contraste des couleurs de fond. .

La continuité et la force de son traiy reflètent la fluidité du mouvement de la danse et un abrazo solide, fermé. Je sens l'harmonie, la tenue, et un dialogue entre les  partenaires.

Ma lecture de cette oeuvre commence par le pied droit de l'homme, remonte par son pelvis jusqu'à atteindre son torse, qui, en s'entrelaçant avec le bras et le regard de la femme, lui transmet de la passion, de la chaleur. Et cette l'énergie va vers sa poitrine, traverse son pelvis et redescend jusqu'à son pied droit.

C'est cette sensation qui me fait dire : "comme c'est beau de les voir danser... ".

 

Brève biographie  de Julio Vanzo

Descendant d'une famille de peintres du Tyrol autrichien, il est né à Rosario (Santa Fe) le 12  octobre 1901. Peintre et graveur, il a exposé à partir de 1919 ses oeuvres dans de nombreuses expositions nationales et provinciales, ainsi qu'aux Etats-Unis, obtenant différents récompenses,. En 1981, lors d'une grande exposition rétrospective, plus de 200 de ses oeuvres furent exposées  au Museo Castagnino de sa ville natale.

Brillant coloriste, ses peintures se caractérisent par un trait large et vigoureux. Ses volumes présentent dans certaines œuvres un aspect presque sculptural. Il est l'auteur d'une série de zincographies sur l'ouvrage "Martín Fierro", exposées en 1953 à  New York. La thématique du tango le mobilisa au cours de  dernières années, faisant de l'un des interprètes plastiques indiscutés de la musique portègne. Il est décédé en 1984.                         

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“ Nos bailamos un tango, viejito.....?

 

 

 

Al bailar están dialogando, nunca imponiendo. Uno habla y después de escuchar el otro contesta. Atención, sólo después de escuchar. Porque en el tango, como en la vida, si no me tomo el trabajo de escuchar, voy a presuponer que sé lo que me van a decir, y nunca contestaré al otro. Sí, acaso, contestaré a mis suposiciones, pero nunca al otro. Así el diálogo real deja de existir y se convierte en un monólogo. El baile de tango, es una danza de pareja en la que cada uno improvisa de acuerdo al movimiento del otro.

  

Si no entienden qué es bailar tango, si no entienden su sentido, podrán hacer pasos, pero nunca van a bailar tango. El tango es una danza de pareja abrazada, con un abrazo que es contención, no estrujamiento. Abrazar es dar con los brazos abiertos y el que da con los brazos abiertos recibe con todo el cuerpo.

Así unidos, los dos integrantes se desplazan en el espacio, pero no es un espacio cualquiera. Es un espacio creado por los dos.

Es un verdadero diálogo corporal y amoroso, donde los dos manejan la autodeterminación y donde hay momentos de silencio, que forma parte del diálogo, que lo enriquece si quieren, pero nunca lo anula.

Aunque uno tome la iniciativa del primer movimiento, de acuerdo a cómo sea la respuesta, ya sea por velocidad, amplitud o dirección, es el siguiente movimiento. Por eso hay que aprender a vivir el error como posibilidad de enriquecimiento.

Si no le doy el espacio, él se lo va a tomar... mi pareja está allí para mostrarme cómo soy.

Si esto no hubiese sido así, el tango no existiría. No deben enojarse ante un fallo, busquen el contacto con el otro e intenten crear juntos.

Finalmente el tango es una forma de autoconocimiento, porque así como en nuestra relación, ya sea como amigo, amante, padre, conozco mi calidad de tal a partir del otro, en el tango puedo ser un protector o un protegido, un dominado o un dominador, puedo ser infinitamente tierno, violento o tal vez la mezcla de todo eso, y mi pareja está allí para mostrármelo.

Esto que planteo no es fácil, pero sólo cuando lo entiendan podrán bailar y además, de una manera distinta cada día: a veces con violencia, otras con ternura, otras en verdadero éxtasis, pero seguro no interrumpirán la danza.

El encuentro es diálogo, no improvisación, el diálogo es escuchar al otro, no suponer, el abrazo es dar espacio, no atrapar.

          El tango es dialogar, dialogar, dialogar.

 

        Fragmento del Libro: “Amarse con los ojos abiertos
    Silvia Salinas  y  Jorge Bucay
   

 

"On danse un tango viejito?"

Leur danse est un dialogue, elle n’a jamais rien d’imposé. L'un parle et, après avoir écouté, l'autre répond. Attention, seulement après avoir écouté. Parce que dans le tango, comme dans la vie, si je ne fais pas l'effort d'écouter, je vais présupposer que je sais ce que l’on va me dire, et jamais je ne répondrai à l'autre.

  

Oui, à la rigueur, je répondrai à mes propres suppositions, mais jamais à l'autre. Ainsi le vrai dialogue cesse d'exister et se transforme en monologue. La danse du tango est une danse de couple dans laquelle chacun improvise en fonction du mouvement de l'autre. S’ils ne comprennent pas ce que signifie danser le tango, s’ils ne comprennent pas son sens, ils pourront faire des pas, mais jamais ils ne danseront le tango.Le tango est une danse de couple enlacée, avec un enlacement qui est retenu et non pas enfermé. Enlacer, c’est donner avec les bras ouverts et celui qui donne avec les bras ouverts reçoit avec tout le corps.

Ainsi unis, les deux danseurs se déplacent dans l'espace, mais ce n'est pas un espace quelconque. C'est un espace créé par eux deux.

C'est un véritable dialogue corporel et amoureux, où les deux décident par eux-mêmes, où existent des moments de silence qui font partie du dialogue, qui l'enrichissent s'ils le veulent, mais qui ne l'annulent jamais.

Même si l'on prend l'initiative du premier mouvement, selon le type de réponse, que ça soit à cause de la vitesse, de l’amplitude ou de la direction, on est déjà au mouvement suivant.C'est pour cela qu’il faut apprendre à vivre l'erreur comme une possibilité d'enrichissement.

          Si je ne lui donne pas l'espace, lui le prendra... mon partenaire est là pour me montrer comment je suis.

Si ça n'avait pas été ainsi, le tango n'existerait pas. Ils ne doivent pas s’énerver face à une erreur, ils doivent chercher le contact avec l'autre et essayer de créer ensemble.

Finalement le tango est une forme de connaissance de soi, parce que tout comme dans une relation, qu’il s’agisse d’un ami, d’un amant ou d’un père, j’apprends à me connaître à travers l'autre. Dans le tango je peux être protecteur ou protégé, dominé ou dominateur, je peux être infiniment tendre, violent ou peut-être le mélange de tout cela, et mon partenaire est là pour me le montrer.

Ce que j’expose n'est pas facile, mais ils pourront danser seulement quand ils le comprendront et ils danseront de plus d'une manière différente chaque jour:quelques fois avec violence, d'autres avec tendresse, d'autres encore dans une extase véritable, mais ce qui est sûr c’est qu’ils n’interrompront pas la danse.

La rencontre est un dialogue, pas une improvisation, le dialogue c'est écouter l'autre, ça n’est pas supposer. L’enlacement, c'est donner de l'espace, pas enfermer.

          Le tango c’est dialoguer, dialoguer, dialoguer.

 

Fragment du Livre : "S'aimer avec les yeux ouverts"   
    Silvia Salines et Jorge Bucay

____________________

 

Aprender a volar

 

 

 

Duro es el camino y sé que no es fácil
      no sé si habrá tiempo para descansar
        en esta aventura de amor y coraje
        sólo hay que cerrar los ojos y echarse a volar.
       
        Y cuando el corazon galope fuerte, déjalo salir
        no existe la razón que venza la pasión, las ganas de reír.
       
        Puedes creer, puedes soñar
        abre tus alas, aquí está tu libertad
        y no pierdas tiempo, escucha al viento
        canta por lo que vendrá
        no es tan difícil que aprendas a volar.
       
        No pierdas la fe, no pierdas la calma
        aunque a veces este mundo no pide perdón
        grita aunque te duela, llora si hace falta
        limpia las heridas que cura el amor.
       
        Y cuando el corazón galope fuerte, déjalo salir
        no existe la razón que venza la pasión, las ganas de reír.
       
        Puedes creer, puedes soñar...
        Y no apures el camino, al fin todo llegará
        cada luz, cada mañana, todo espera en su lugar.
       
        Puedes creer, puedes soñar...

Patricia Sosa
   

Apprendre à voler

Dur est le chemin et je sais qu’il n’est pas facile
        je ne sais pas s'il y aura du temps pour se reposer
        dans cette aventure d'amour et de courage
        il faut seulement fermer les yeux et se mettre à voler.
       
        Et quand le coeur galope fort, laisse le s'exprimer
        il n’y a pas de raison qui puisse vaincre la passion, les envies de rire.
       
        Tu peux croire, tu peux rêver
        ouvre tes ailes, ici réside ta liberté
        et ne perds pas ton temps, écoute le ven
            il chante ce qui arrivera
        il n’est pas si difficile d’apprendre à voler.
       
        Ne perds pas la foi, ne perds pas le calme
        bien que parfois ce monde ne demande pas pardon
        crie même si ça fait mal,  pleure si ça te manque
        nettoie les blessures que guérissent l'amour.
       
        Et quand le coeur galope fort, laisse le s'exprimer
        il n’y a pas de raison qui puisse vaincre la passion, les envies de rire.
       
        Tu peux croire, tu peux rêver...
        Et ne te dépêche pas en chemin, à la fin tout arrivera
        chaque lumière, chaque lendemain, tout demeure à sa place.
       
        Tu peux croire, tu peux rêver...

Patricia Sosa

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INTERVIEW DANS LE FAROLITO

 

« Aimer danser c'est ressentir
Danser c'est donner »

Une interview avec Marion Ouazana et Edgardo Manero dans le Farolito

Nomade depuis 1990, l’Academia del tango argentino est établie aujourd’hui à Marseille dans le 1er arrondissement au 3 rue du commandant mages dans le studio Kordax , un lieu magique - une ancienne rhumerie transformée en lieu de danse et ouvre au public marseillais les portes du 1er conservatoire populaire de tango et folklore argentin Avec la complicité de trois artistes d'exception, Edgardo Manero (sociologue, chercheur au CNRS et tanguero), Javier Castello (danseur, chanteur et chorégraphe) et Sylvie Thomas de Saavedra (danseuse, chorégraphe, 1ère femme à danser l'art des gauchos) elle observe trois missions autour du tango argentin : entrer dans sa culture, garder son esprit dans la pratique de la danse - la transversalité - et s' interroge sur la notion d'authenticité. Le "tanguero" moderne est-il un comédien investi d'un rôle ou encore une personne authentique?

Cette recherche avec la collaboration d'autres partenaires comme (Ernesto Concha de Salsapaca )a mené à ne pas limiter l’histoire du tango à Buenos-Aires en rappelant que la modernité se trouve aux origines et que les origines du tango se perdent dans l’immensité de la pampa, instituant un triangle avec deux autres « villes-port » Montevideo et Rosario.

En offrant à travers les Noches Porteña et Vagabunda une diversité de sons et de rythmes, issus des danses populaires d’Amérique latine, le conservatoire se veut un espace de liberté où l’envie de danser permet de ressentir la culture des Porteños et du Gaucho, à travers ses ressemblances ou ses différences avec les autres cultures et danses latino-américaines. L'originalité de ce concept permet, par la popularité, d'ouvrir au plus grand nombre sans formalisme, ni académisme et de faire cohabiter pour la première fois deux disciplines : Tango Argentin (art fusionnel) et Folklore (art relationnel) à parts égales.

« Un peuple qui ne sait plus danser, ne sait plus vivre » - Léopold Senghor

Quels sont l’idée et l’esprit du conservatoire populaire ?

MO. Dans la notion de populaire, on arrive brut avec pour seul bagage le sien c’est-à-dire le poids de sa vie et non une technique, mais c'est un conservatoire car on veut véhiculer une culture donc une ambiance. Le conservatoire populaire est un lieu où l'on s'interroge pour mieux transmettre cette culture sans intellectualisme exagéré. On est une équipe permanente d'horizons divers mais complémentaires et on réfléchit sur l'authenticité. Pour nous, il est inacceptable de tout danser avec la même forme. Le tango, c'est la marche et l'abrazo.

ED. On n’a rien contre les figures mais il faut savoir les incorporer à la marche et à l'abrazo. Les figures sont le côté baroque du tango, de simples notes au pied de page. Il faut donner la priorité à la musique, finir avec la « gymnastique » habituelle dans les milongas en Europe. Si quelqu’un danse Pugliese, D’Arienzo-Echague y D’agostino-Vargas de la même forme, il y a un grave problème. Il n’a rien compris. Par ailleurs, il faut accepter le comportement social du tango qui implique avant tout le respect des autres dans le bal. Ceci est une faute que doivent assumer la plupart des professeurs. Nous croyons qu’il faut respecter les codes sans les sacraliser, certains sont excellents d'autres nuls. Le cas exemplaire est l’invitation avec le regard. Il n’y rien de plus « protecteur ». Si elle ne veut pas danser, elle regarde ailleurs.

Où et comment atteint-t-on l’authentique dans le tango ?

MO. L’authentique découle du populaire. Respecter la culture du tango, c'est connaître ses codes, comprendre son peuple et son histoire et pour cela il faut le parcourir comme une ville. Ce qui frappe quand on arrive à Buenos Aires c'est la "connexion" des couples, l'harmonie à deux. Pourquoi l'européen n'arrive pas à sortir des clichés et se contente-t-il d'imiter? Pourquoi ont-ils peur de « l’ abrazo » ? A l'Academia, on est dans un débat permanent qui engendre la création. Nous avons des conceptions différentes mais nous acceptons et apprenons grâce aux différences des uns et des autres. Ce travail est possible parce que l’équipe ne place pas le narcissisme seulement dans le tango ou le folklore.
Ne pas imiter veut dire que l'on peut prendre de chacun mais les gens doivent être au mieux avec les éléments dont ils disposent.

ED. Chaque personne danse comme il est dans la vie. Nous pensons qu’il est inutile de reproduire des techniques, de vouloir copier le professeur. On devient un clone, des caricatures. C’est toujours le problème de l’original et de la copie. Dans notre travail il y a quelque chose de l’ordre de la maïeutique, on essaie de faire sortir le tango de l’intérieur. C’est très aléatoire. On y arrive, mais il faut être sincère reconnaître qu’il y aura personnes qui ne vont jamais danser. Ce n’est pas un problème physique, mais une question d’attitude. En général sont les plus prétentieux, ceux qui dans la milonga occupent toute la piste, bousculent tout le monde et ne s’excusent jamais. Ceci me provoque un sentiment partagé de pitié et de colère, et surtout de rage quand ils se disent « professionnels ».

Quel est le lien entre le Tango et le Folklore ?

MO. La connaissance d'un peuple, c'est son territoire. On ne peut limiter l'Argentine à Buenos Aires. Borges disait "j’habite dans une autre ville qui s'appelle aussi Buenos Aires". L'origine du tango ce n'est pas que l'immigration, c'est la rencontre de plusieurs facteurs qui a permis que le tango soit une sorte de fou qui a tout englouti , musique danses etc. pour devenir un produit « unique » qui est "le tango", L'authenticité permet de remonter aux origines et même si le tango ne découle pas du folklore, il y a des liens dans les principes. D'ou vient l'élégance, le côté fier, le fait d'aller vers l'autre, cet encrage au sol ? L'intérêt, c'est qu'aujourd'hui on le réhabilite après l'avoir ignoré. Le but étant de mieux comprendre le tango.

ED. Pour le cas de l’argentine, il y a un « côté subversif » dans le retour du tango et du folklore. De forme plus générale, ce retour a un rôle dans les processus de recomposition « sociale » vécus depuis les transformations des années 1990 en Argentine. Ce retour de l’unique expression cultuelle authentiquement nationale et populaire, ne peut pas être dissocié de la tendance qui caractérise la phase actuelle du capitalisme : homogénéisation/universalisation particularisation/fragmentation. Celle-ci génère de nouvelles revendications identitaires. En Europe la situation est différente. J’ai l’hypothèse que le tango en tant que jeu de rôle reproduisant les rapports de genre propres, à une société traditionnelle constitue une réponse ludique aux rapports homme-femme instaurés par la société post industrielle.

En quoi consistent les Noche Vagabunda et Porteña ?

MO. La Noche Vagabunda consiste à permettre aux danseurs de danser les musiques en mélangeant les rythmes, comme pour dire "Arrêtez les techniques, faites-vous plaisir ! L'homme de la rue n'a pas pris tous les cours de toutes les danses. En vous connectant vous même à la musique vous pourrez alors peut-être vous connecter à l'autre". Ce travail est mené avec Ernesto Concha créateur du site Salsapaca, animateur radio, journaliste à Salsa y Rumba, mélomane et spécialiste des musiques latino - américaines plus spécifiquement afro-caribéenne . Ernesto est colombien et apporte un autre regard sur la musique et les gens. "Pour lui la vagabunda permet un retour aux sources, aux principes basics de la danse qui est "la cadence".Ce n'est pas une soirée faite pour transpirer, c'est une atmosphère où le gymnaste n'a pas sa place.. ... On part de la rue toujours et encore.,on propose du tango, du boléro, du son, du meringue, etc., on éduque l'oreille et ainsi on entre dans la récupération du vrai esprit de la danse.

La Noche Porteña est une soirée dédiée au tango avec des accents de chacarera . Elle permet de le pratiquer à travers ses codes et de ressentir la musique.

Le but des deux est de mieux danser le tango.

Pourquoi comparer le tango avec les autres musiques d'Amérique latine ?

MO. Pour mieux sentir et comprendre la musique du tango. Une danse c’est avant tout une musique, on ne peut pas interpréter les percussions comme des arrêts ou des silences...

ED. A titre personnel, comme réflexion théorique ce peut être intéressant. D’un point de vue esthétique il n’a y rien de comparable…

Quelle quête poursuit l’Academia del tango argentino ?

MO. La quête est de poser des questions et d’expérimenter. Peut-on exporter une culture ? Peut-on sortir vraiment d'un contexte? Avec humilité on essaie de le faire! La réponse est une question permanente…

ED. Donner une vision plus intimiste. Faire comprendre qu’il faut danser pour notre propre plaisir, se mobiliser pour notre désir. On ne trouve pas la jouissance dans le regard des « Autres », du public , mais dans la connexion avec cet (cette ) Autre « absolu( e ) » qui , pendant 3 minutes, quand il y a transfert -malheureusement ce n’est pas toujours le cas- devient un « Nous ». C’est clair que les européens ont un fort problème avec les pronoms personnels sujets…

Comment as-tu rencontré tes collaborateurs ?

Je connais Javier depuis les débuts de l'Academia en 1993! C'est un magnifique danseur, un félin, un grand connaisseur de la musique et du monde du tango. Bien que professionnel il a toujours accepté de soutenir l'academia dans ses déplacements et de danser aux milieux d'amateurs. C'est un homme unique sur le plan humain et de la danse! Il nous fait rêver et il est normal qu'aujourd'hui il ait une place de choix à Marseille. Celle de former les élèves et de diriger le groupe chorégraphique!

Sylvie Thomas de Saavedra qui dirige la section Folklore, est venue il y a deux ans par l'intermédiaire de Salsapaca . En insufflant son art elle a su faire cohabiter ces deux disciplines que sont le tango et le folklore à par égale en créant la Semana Argentina à Bonnieux ! Elle nous permet l'ouverture à d'autres artistes commes les Payadores ou le grand Folkloriste Luchin Lopez!!

Ma rencontre avec Edgardo a permis que le Conservatoire prenne forme. Il est celui qui rebondit sur tout ce que je fais ou dit avec un regard critique et juste! Je l'ai rencontré au Latina où je vais toujours quand je monte à paris (...à cause d' Alfredo et Isabel qui ont joué un rôle important également à l'academia ). Parmi la foule, il était l’unique personne qui ressortait. C’était incroyable ! Son élégance, sa manière de marcher comme s’il respirait m’ont tout de suite attiré ,, puis nous avons discuté de la difficulté pour les européens à danser le tango et ses remarques furent d'une telle pertinence , qu'aujourdhui , son regard de sociologue et de professeur universitaire a permis de me donner des clefs pour améliore mon enseignement et ma transmission du tango.

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18-08-2013

 

 

expo

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Dans le cadre de la 5ème édition des "Portes Ouvertes Consolat",  l'AKDmia del tango a proposé les 8, 9 et 10 octobre, un projet original inspiré d'un travail antérieur  "Esprit Tango", effectué avec J.C Berland (photographe limougeaud Agence Deltaphot) qui fut exposé à Tulles (nuits de nacres 2002) et à St Junien (images en scène 2003).
J'ai eu envie de présenter cet artiste dont le travail m’a ému et me tient à cœur par sa poésie et sa sensibilité.
J’ai eu envie de profiter du numérique pour tenter avec d’autres photographes, une autre aventure sur le  même thème Sortir des clichés pour dépasser le regard !
"Nous danseurs, regardons les autres mais ne nous voyons pas. Un regard photographique vierge de tout cliché tango peut nous révéler à notre art ou aussi nous révéler à nous même ! En proposant une rencontre danseurs-photographe-public, c'est un peu se demander "Qui es-tu quand tu danses?".

5 photographes sur les 10 conviés ont répondu à l'appel du blog.

"Le challenge était difficile car ils ne me connaissaient pas, ne connaissaient pas le tango, ni la salle, ni les danseurs. La cadence était infernale, entre initiation-cours-performance-mise en scène improvisée.

Philippe Bertrand dit  "Un week end Tango à l'AKDmia, plein d'images et de sons, avec l'Argentine en intraveineuse. L'infirmière était en noir."

La passion et le tango l'ont emporté. Ils m'ont suivie, ont joué le jeu et nous avons autant appris d'eux qu'ils ont appris de nous.

Nous avons passé 3 jours inoubliables qui déboucheront sur un travail futur prometteur.
En attendant, voici leur production qui me réjouit. Le résultat valait bien tous ces efforts.

Merci à tous les danseurs et photographes"

Marion Ouazana

PHILIPPE BERTRAND

EMMANUEL FONTAINE

SANDRINE LECOQ

ALEXANDRE OYONNAX-MARZIOU

JACKY VALERO


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19-08-2014

LES CABARETS

 

Il s'agit de soirées à thèmes, autres que l'univers du tango, suivies d'un bal éclectique !

Pour plus d'infos, voir ICI.

Studio AKDmia
De 21h à 2h

 

 

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07-09-2015

 

Bruxelles, Orléans, Milton Keynes (UK), Marseille …… L’Academia del tango Argentino née n 1990 à Bruxelles de la rencontre entre Marion Ouazana (Directrice Artistique du Gym Jazz Garden) et Christine Versé (Université du tango à Buenos Aires et Cie Danses and more) devient à Marseille en 2009 avec son nouveau lieu Studio AKDmia, l'AKDmia de Marseille.

 

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Prestations pour des compagnies de danses et Théâtre

Cie Pajon - Carré St-Vincent scène nationale - Gérard Audax, jeune ballet de Loire, Muriel Herpin (Orléans), rencontres éphémères danses Marseille

 

Conférences

avec Juan Carlos Caceres, Jean-Luc Thomas, Michel Plisson (écrivains/musiciens)

 

Créations photographiques sur l’AKDmia

"Visions Tango" Emmanel Botteau remporte le1er prix au 49ème Critérium Jeanne d'Arc. ''Esprit tango'' avec Jean-Claude Berland (deltapho Limoges) a été présenté aux festivals des "Nuits de Nacre" (Tulles 2001) et "Images en Scène", St-Junien, Juillet 2005

 

Créations danse

"Molina" (duo avec Philippe Gozlan, Paris 1996), "Entre dos Aguas" spectacle mis en scène avec la collaboration de Françoise Tixier pour le Festival "Tango Real" (Orléans 1997), "Herncia Tanguera - Flamenca" (Orléans 1999), "Una Noche Tango" (Limoges 1999), "Caminitos de Tango" (Milton Keynes 2001), "Ma vie est un tango" pour la Soprano Adila Carles

 

Création de spectacles

(Marseille 2003) "Moulin Rouge" (Le comedia Aubagne 2004), Le palais Longchamp (2005 à 2010), Le carnaval de Marseille (2008-2009), "El Patio" pour Les Estivales (2008), "Alquimia del tango" Dakiling Marseille (2009), "La vie est un tango (3 octobre 2015 au Théâtre Mazenod)

 

Création d’événements

Festival "Tango Real" avec Trio Esquina - J-Carlos Caceres - Hugo Daniel - Alejandra Aquino -

Javier Castello 5/6/7 octobre 1997 Orléans

Peña en Flor pour Marseille 2013 avec l'ASPAS

  

Nomade depuis 1990, l'Academia del Tango Argentino dirigée par Marion Ouazana est un lieu culturel dédié à l’Argentine, qui a toujours multiplié à travers des spectacles et des évènements culturels, des rencontres avec des artistes issus du Tango Argentin mais aussi d'horizons divers comme le Théâtre, la Musique, la Littérature et la Photographie afin de démontrer que le tango est un art tentaculaire, subtil, infini et porteur de créations !

Etablie définitivement à Marseille, l'Academia del Tango devient en 2013 l’AKDmia del tango Marseille et propose un concept nouveau "le Conservatoire populaire et solidaire" pour permettre au danseur de donner du sens à sa danse et de s'enrichir avec la transversalité (on se mobilise pour son propre plaisir ou pour participer aux créations artistiques avec les artistes venus d'horizons divers).

La rencontre avec l’ASPAS, en particulier les rencontres du cinéma-sud américain et son prolongement littéraire CoLiBris porté par la Marelle, lui ont permis de dépasser le cadre de Buenos-Aires. Ensemble, ils créent pour Marseille 2013 un évènement d'ampleur "PENA EN FLor" joué à guichet fermé à la salle de la cartonnerie de la Friche Belle de Mai.

Cliquer ICI

En 2015, l'ADKmia à travers son concept de Conservatoire populaire et solidaire, se dédie au tango et au folklore argentins en privilégiant le partage artistique. En plus des cours pour transmettre, elle propose des ateliers de formation tournés vers la scène et axés sur le développement de l'interprétation, de l'expression et du potentiel créatif de chacun.  Ces ateliers s'adressent aux danseurs expérimentés, ceux qui ont une pratique artistique en musique, chant, danse, mime ou comédie musicale.

La création d'un spectacle "La vie est un tango" écrit et mis en scène par Marion Ouazana pour la soprano Adila Carle a permis de réunir 4 professionnels et 11 danseurs de l'AKDmia. Pour l'occasion, ils ont dû travailler en plus du tango, le chant, le flamenco et le théâtre. Véritable aventure humaine, ce partage de genres différents au service du tango nous a donné l'envie d'aller plus loin dans cet élan créatif et multidisciplinaire.

Nouvelle création 2017-2018 : La fabuleuse histoire du tango.

 

 

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Bien que Juriste de formation, j'ai toujours pratiqué la danse classique, le jazz et le théâtre. Cette passion m'a amenée à Bruxelles où j'ai dirigé de 1988 à 1993 le Gym Jazz Garden et c'est dans cette ville que s'est faite ma rencontre avec le Tango Argentin.

Christine Versé, une belge établie en Argentine a introduit cette danse lors de ses passages et ensemble nous avons créé l'Academia Del Tango Argentino que j'ai transportée à Orléans puis en Angleterre (Milton Keynes) puis je suis venue m'établir définitivement à Marseille en 2001.

J'ai complété ma formation avec des danseurs établis à Paris (Coco Diaz, Javier Castello, Alfredo Palacios, Miguel Gabis) et à Buenos Aires (Pocho Pizarro, Mingo Pugliese, Marisa Talamoni).

Mon séjour de 2 ans en Angleterre (Milton Keynes) m'a permis de mettre en place le projet "Conservatoire populaire de Tango et Folklore argentin"et de créer avec le photographe limougeaud Jean-Claude Berland un travail d'écriture photographique Noir & Blanc "Esprit tango" qui a été exposé à Tulles et au Festival "Images en scène".

Parler du tango pour moi, c'est avant tout parler de l'histoire d'une rencontre avec un pays, une culture, une musique, un sentiment, à travers sa propre expérience. Puis il devient une fenêtre ouverte sur une réalité, un monde, un microcosme où observer ces danseurs dont le seul langage est une poésie marchée, nous pousse à cheminer vers un univers qui fait écho. Le tango devient alors une résonance, une projection de nous même car il raconte une histoire qui nous implique: C'est le début d'une fascination pour une danse qui nous renvoie à nos sentiments primitifs : aller à la rencontre de l'autre et l'enlacer. Par ce geste symbolique, le danseur vient nous parler d'amour mais au sens 'Tanguero' du terme. Il vient nous raconter une histoire, la sienne, nous faire partager un voyage au cœur de l'intime. Le tango devient alors une pulsation qui se construit à deux et ce personnage qui cohabite avec plusieurs sentiments et plusieurs personnes garde tout son mystère et sa contradiction.

"Véhiculer devient plus important que montrer."

J'ai créé à Marseille le concept "Conservatoire populaire et solidaire" pour partager mon expérience, créer des spectacles et participer aux évènements régionaux. Ce concept innovant et dynamique est basé sur le partage artistique entre danseurs et artistes.

Avec un intellectuel argentin établi à Marseille, Claudio Farias, j'ai coécrit un livre sous forme de dialogue "Le tango n'est pas une danse : entretiens dans la tourmente" pour montrer comment l'argentin a construit une danse à l'image de son pays et que le tango est indissociable de la culture (Edité à compte d'auteur, le livre est disponible à la librairie Maupetit à Marseille et à la librarie Contrebandes à Toulon).

 

"Le tango nous pousse à savoir qui nous sommes. C'est cette démarche que je transmets aujourd'hui dans mes cours et à travers mes spectacles. Donner du sens à sa danse, c'est comprendre pourquoi l'âme du tango l'a menée à l'université et l'a inscrite en 2009 au patrimoine de l'humanité".

 

 Capture

 

 Visionnez le spectacle "Alquimia del tango" que j'ai créé au Dakiling Théâtre à Marseille en juin 2009. Ce spectacle situé entre tango, folklore et textes réunissait des danseurs de l'AKDmia et des professionnels.

 

 

 

 

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PEÑAS

Les peñas ont lieu tous les 1er samedis du mois sauf durant les vacances scolaires. Les peñas folcloricas sont des rencontres entre musiciens et artistes invités sous la direction de Guillermo Salazar, musicien et danseur de folklore à l'AKDmia.

Studio AKDmia
De 21h à 1h

5 € sauf si présence d'artistes ou d'orchestres

 

MILONGAS AVEC ORCHESTRE

La Tipica Lunes, orchestre école dirigé par Fernando Maguna, se produit 5 fois dans l'année.

Mercredi 7 décembre 2016 - Mercredi 16 janvier 2017

Autres dates à venir

Studio AKDmia

De 21h à 2h

 

 

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